L’enseignement théorique de la plongée en scaphandre, quel que soit le niveau enseigné, peut être réalisé de multiples manières. Ainsi, un moniteur pourra se retrouver devant ses stagiaires à expliquer des principes physiques ou physiologiques dans différents environnements. Dans les centres de bord de mer, cet enseignement est souvent directement réalisé sur le bateau ou dans le local du centre, tandis que dans les clubs de « l’intérieur », cet aspect est principalement effectué en salle sous la forme d’un cours magistral. La question se pose alors de la manière de rendre le cours vivant, attractif, intéressant et interactif, afin de favoriser le feedback des élèves. Ce billet va donc proposer un élément pédagogique supplémentaire que j’utilise dorénavant dans mes cours. Loin de moi, l’idée de donner des leçons de pédagogie, mais je veux juste partager ici mon retour d’expérience.
Pédagogie
Une nouvelle proposition de progression PA20
En Septembre 2015, j’avais publié un article où je proposais une progression pour obtenir la qualification de « Plongeur Autonome à 20 mètres (PA20) ». La mise à jour du Manuel de Formation Technique du 13 Février 2019 a profondément fait évoluer l’approche, et introduit de nouveaux attendus. Il était donc nécessaire que je revois cette progression afin de prendre en compte cette nouvelle version. Ce billet a donc pour objet de présenter la progression remise à jour. comme précédemment, elle doit bien entendu être comprise et analysée comme une trame qu’il conviendra d’adapter à chaque élève, en effet, aucun élève ne progresse à la même vitesse, certains acquerront les compétences plus rapidement que d’autres.
Comment se déroule une journée d’examen initiateur FFESSM ?
J’ai suivi la formation « TSI » (Tuteur de Stage Initiateur) en octobre 2015, car je souhaitais pouvoir accompagner au sein de mon club les plongeurs et plongeuses désireux de « passer du côté obscur » et d’acquérir les compétences pédagogiques pour enseigner notre passion. J’ai mis en œuvre une première fois cette qualification lors de la saison 2015/2016, mais, à titre personnel, je ne m’y suis pas épanoui, en effet, je n’y ai pas retrouvé ce plaisir pris à former des plongeurs, les voir acquérir des compétences, et plonger de leurs propres palmes. Et bien qu’ayant été plusieurs fois amicalement sollicité pour aller plus loin et passer le diplôme de Moniteur Fédéral 2ème Degré, je n’ai jamais donné suite… Cependant, cette année j’ai remis le couvert pour former au diplôme d’initiateur club FFESSM deux stagiaires de mon club, les sympathiques A. et M., tous deux plongeurs Niveau 3 désireux de participer à la vie de la commission technique de notre association. Nous avons organisé une équipe de 3 moniteurs TSI (avec mes amis C. et D.) pour nous partager la tâche, et avons bénéficié de la supervision en fin de formation de mon ami T., remarquable MF2 et qui est quelque part mon mentor… L’idée de ce billet est donc de raconter le déroulé d’une journée d’examen pour en démystifier le contenu…
Qu’y a-t-il dans la nouvelle version du MFT ?
La FFESSM est la fédération délégataire de l’état pour la définition et l’application du Code du Sport en France, pour la spécialité plongée en scaphandre. La déclinaison opérationnelle de ce code est effectuée dans le Manuel de Formation Technique, destiné aux encadrants et aux moniteurs. Ce manuel définit pour chaque qualification, et pour chaque brevet les diverses compétences et aptitudes à acquérir pour prétendre à exercer les prérogatives associées à un diplôme obtenu. Ce manuel est régulièrement mis à jour afin de prendre en compte des évolutions dans les pratiques. Le 13 Février 2019, une mise à jour assez importante a eu lieu, tant sur la forme que sur le fond. Le but de ce billet est donc d’en présenter les grandes lignes : L’idée ici n’est pas de regarder dans le détail chaque modification intervenue, et les conséquences associées sur les cursus de formation, mais plutôt de donner l’esprit général des changements survenus dans le manuel…
Un programme de formation Nitrox Confirmé
De mon point de vue, la plongée au Nitrox présente d’indéniables avantages par rapport à la plongée à l’air (j’avais déjà écrit un billet sur ce sujet en juin 2018, je ne reviendrai donc pas dessus). La formation « Plongeur Nitrox Confirmé » qui s’adresse à des plongeurs au minimum titulaire du brevet de Plongeur Niveau 2 FFESSM (ou équivalent) permet d’appréhender l’usage du Nitrox, non seulement en « mélange fond » mais aussi en « mélange décompression », notamment en manipulant des mélanges très riches en oxygène, voire de l’O2 pur. L’idée de ce billet est donc de proposer un programme de formation pour en voir les différents aspects et permettre l’utilisation du Nitrox en toute sécurité.
Un point sur mes supports de cours
Depuis bientôt 6 ans, j’ai mis en ligne des supports de cours théoriques, couvrant peu ou prou l’ensemble des cursus de formation de plongeurs (en tout cas, ceux pour lesquels je suis habilité à enseigner : on n’y trouve donc pas de supports sur le Trimix, ou la plongée au recycleur, entre autres…). À l’origine, j’ai réalisé ces cours au fur et à mesure des besoins qui se présentaient à moi, dans le cadre des formations que je dispensais. En parallèle, je me suis rendu compte de la difficulté pour trouver sur internet des supports « qui tenaient la route ». J’ai donc tout naturellement, dans le cadre de mon activité bénévole et désintéressée, mis en ligne ces supports afin de les rendre disponibles pour tous les stagiaires et moniteurs qui souhaiteraient en profiter. En cette période de rentrée scolaire et de reprise de la saison « piscine » pour nombre de clubs, j’ai eu l’idée de ce billet pour faire un point détaillé sur ce qui est ligne, niveau par niveau, qualification par qualification, et de donner les bons liens de téléchargement à tous les internautes, qu’ils (ou elles) soient simples plongeurs, initiateurs, ou moniteurs.
Les 10 qualités d’un (bon) Guide de Palanquée
La saison dernière, j’ai pu contribuer à la formation de Guide de Palanquée FFESSM, organisée par le comité Départemental auquel mon club est adhérent. Outre le plaisir des rencontres avec de nouvelles personnes (ou les retrouvailles avec « d’anciennes » connaissances, comme mon ami L.) et de voir les stagiaires « enfiler » petit à petit le costume d’encadrant de plongée, et d’évoluer graduellement vers cette « N4-attitude », j’ai eu l’immense joie de voir les trois stagiaires de mon club être brillamment reçus à leur examen… C’est là une vraie récompense pour un moniteur, de voir ses apprenants être validés par ses pairs, en ce sens qu’il y a une reconnaissance du travail pédagogique effectué. Durant toute cette formation (et comme à chaque fois), j’insiste toujours lourdement sur l’humilité que doit avoir un (ou une) Guide de Palanquée. Parallèlement, dans le cadre de mes lectures professionnelles, je suis tombé sur un article très intéressant de Gaël Chatelain, blogueur et conférencier reconnu dans le monde du management. L’idée m’est alors venue de « pasticher » son article pour le décliner au monde de la plongée, j’espère qu’il ne m’en voudra pas trop pour cette appropriation !
Le capelage en surface « pas à pas »
Au cours des formations auxquelles je suis amené à contribuer, j’ai pu constater qu’un geste technique, pourtant assez simple, est globalement mal maîtrisé par les plongeuses et plongeurs en formation. Je veux parler de la séquence capelage / décapelage en surface. En effet, en observant attentivement les stagiaires qui « passent entre mes mains », j’ai pu observer un manque de fluidité et d’automatisme sur la réalisation des différents gestes à enchaîner. L’idée m’est donc tout naturellement venue, de remettre à plat l’enchaînement attendu afin de donner des éléments factuels, aussi bien aux moniteurs qu’aux stagiaires qui doivent enseigner et réaliser cette séquence. Ce court billet aura donc comme objectif de détailler « pas à pas » la réalisation du capelage, et donner quelques trucs supplémentaires, notamment sur la séquence de décapelage en surface, en fin de plongée.
Le Nitrox, oui, mais pour quoi faire ?
Quand on développe ses compétences de plongeur, on est tôt ou tard « confronté » à la proposition d’effectuer la formation « Plongeur Nitrox ». Au sein de mon club, depuis 6 ans, nous avons intégré cette formation au cursus PA20 / Niveau 2, afin que les stagiaires obtiennent directement cette qualification, et aussi pour que les moniteurs augmentent leur niveau de sécurité. Cette généralisation a eu comme effet que je ne plonge quasi plus à l’air. L’idée de ce billet est donc de faire un petit bilan personnel et de rappeler les avantages supposés et les contraintes d’utilisation des mélanges suroxygénés (sans tomber dans l’hagiographie du Nitrox, on trouve déjà beaucoup de littérature sur le Web à ce sujet !). Je rappellerai donc les contenus des formations dédiées, à qui elles s’adressent, et la façon dont j’appréhende leurs usages.
La redondance, oui, mais jusqu’où ?
Au cours des formations de plongeurs que je suis amené à dispenser avec mes copains moniteurs (et monitrices), il y a toujours un moment où nous évoquons le principe de redondance… Notamment quand nous formons des plongeurs N1, et que nous leur présentons l’usage de l’octopus, ou bien lorsque nous formons des plongeurs autonomes PA20 ou Niveau 2 et que je conseille toujours d’avoir un moyen de décompression alternatif au cas où son ordinateur tombe en panne, ou encore quand je forme des plongeurs N3, et que j’explique les problématiques du « What If ? » (qu’est ce qu’il se passe si ?) comme illustration de la nécessité de la planification et de la redondance. L’idée de ce billet, est donc de faire un point assez général sur le principe de redondance, et ce qu’il recouvre, d’en explorer les limites et de proposer quelques démarches où l’on peut soit l’alléger, soit le renforcer… Bien entendu, je ne prétends pas ici asséner des vérités immuables, mais plutôt porter des pistes de réflexion : Comme le dit l’adage populaire, « Un(e) plongeur(euse) averti(e) en vaut deux ! »