Lorsque j’ai effectué, au printemps 2015, la campagne de tests du magazine Plongeurs International, j’ai été amené à tester une quinzaine d’ordinateurs en situation réelle. La plupart de ces engins ont un logiciel associé permettant d’importer son contenu (vos plongées) vers votre ordinateur. L’évaluation de ces logiciels ne faisait pas partie de la couverture des tests, notamment par manque de temps : entre l’évaluation de tous les ordinateurs, il nous fallait aussi évaluer les détendeurs, les stabs, les palmes, les phares… Comme je devais changer d’équipement à chaque plongée, et donc notamment adapter mon lestage, cette expérience m’a permis notamment de recommencer une réflexion sur les éléments qu’il convient aujourd’hui de reporter dans son propre carnet de plongée. À l’heure de la dématérialisation, je me suis aussi posé la question si le carnet de plongée papier avait encore une utilité et/ou un avenir… D’autre part, je me suis rendu compte qu’il n’y a aucun « enseignement » sur la façon de le remplir correctement (à savoir quelles sont les infos indispensables à y faire figurer et quels sont les autres éléments à y inclure), cela étant généralement expliqué rapidement par le moniteur après les premières plongées.
Pédagogie
Petit bilan d’une formation Niveau 4 – Guide de Palanquée
Pour la saison 2014/2015, je me suis porté candidat pour organiser et animer la formation Niveau 4 / Guide de Palanquée FFESSM. J’ai la chance de résider dans un département où les moniteurs fédéraux 1er degré peuvent contribuer à cette formation, et aussi en assurer l’organisation, en appui avec la Commission Technique Départementale, et ce jusqu’à la tenue du stage final et de l’examen. Cette formation est maintenant terminée, et il est temps pour moi de tirer un bilan sur cette année riche en émotions et en investissements. Je vais commencer par publier la progression que j’ai mise en place, aussi bien du point théorique, que pratique, et je reviendrai sur les points à améliorer de mon point de vue.
Comment (bien) réussir une assistance ?
A la suite de mon article sur la RSE, qui a suscité pas mal de commentaires sur les réseaux sociaux, une suggestion m’a été faite par un plongeur, celle d’écrire un article traitant de la réussite de l’assistance de 20 ou de 40 mètres… J’ai donc repris le fil rouge de mes séances pratiques, et j’ai tenté de remettre en ordre ce que je trouve important, voire fondamental pour bien réussir cet exercice technique en formation, et si jamais la situation devait se présenter, faire en sorte que les automatismes soient là pour garantir une assistance correcte en situation réelle. Voici donc quelques réflexions en vrac qui je l’espère pourront être utiles à de nombreux plongeurs et plongeuses…
Quleques trucs pour bien réussir une RSE
EDIT : Cet article n’a plus lieu d’être. La RSE est maintenant neutralisée pour tous les examens N4.
La Remontée Sans Embout (RSE) de 20 mètres est un exercice technique évalué à l’examen Niveau 4 – Guide Palanquée FFESSM. Cette épreuve consiste à effectuer une remontée à la palme en une longue expiration, détendeur en main. L’épreuve se déroule gilet vide, depuis un fond de 20 mètres, et la remontée doit être effectuée en un minimum de 45 secondes (sous peine d’élimination en cas de temps inférieur). J’ai pu constater que cette épreuve posait pas mal de problèmes aux stagiaires que j’ai eu à coacher cette année. J’ai d’ailleurs eu pas mal de difficultés pour réussir cette épreuve, tant le mental est sollicité ! Il n’est pas du tout naturel de retirer son détendeur à 20 mètres de profondeur et de remonter en expirant les 5 litres d’air de nos poumons ! Fort heureusement, nos amis Boyle et Mariotte nous viennent en aide sur ce point ! Voici donc quelques trucs pour aider les futurs Guides de Palanquée à bien réussir la RSE de 20 mètres.
Formation PE40 : Une progression en 4 séances
A la suite des modifications du code du sport instituant les qualifications PE40, PA20, PA40, une réflexion a été menée dans le club dans lequel je contribue aux formations. Dernièrement, la Commission Technique du club a entériné le fait de scinder la classique formation Plongeur Niveau 2 en 2 formations PA20 et PE40. Maintenant que cette décision a été prise, il est temps de penser à mettre en place une progression pour amener les plongeurs à acquérir les aptitudes attendues pour pouvoir plonger en sécurité en étant encadré à 40 mètres de profondeur.
L’objet de cet article est de proposer un programme de formation pour permettre à des plongeurs au minimum PE20, et ayant déjà effectué 4 plongées encadrées en milieu naturel dans la zone des 20 mètres d’accéder à cette qualification.
Enseigner l’usage des Tables MN90, est-ce que c’est anachronique ?
Chaque saison, j’interviens sur un certain nombre de formations. Dans les cours théoriques qui sont dispensés, l’enseignement de l’usage des Tables MN90 figure toujours au programme des formations Niveau 1, Niveau2, Niveau 3 et Niveau 4. A l’heure où tous les plongeurs plongent avec un ordinateur de plongée, la question de l’anachronisme de cet enseignement se pose réellement. Je vais tenter dans la suite de cet article d’apporter des éléments de réflexion à destination des plongeurs préparant un brevet et des moniteurs qui vont dispenser ce cours sur les différents niveaux. Je commencerai donc par rappeler ce que l’on enseigne à chaque niveau et la finalité des cours dispensés.
La GoPro, un nouvel outil pédagogique ?
Lors de mon dernier anniversaire, j’ai reçu en cadeau une petite caméra GoPro, avec laquelle je compte bien immortaliser quelques images de plongée pour des rencontres insolites ! Cependant, j’ai réfléchi à comment je pourrais intégrer cet objet dans les formations que je dispense. Je me suis donc décidé à l’emmener avec moi pour les plongées techniques et voir ce que cela donnerait de filmer les apprenants en situation. Il faut savoir que je n’ai pas de formation photographique particulière, et je n’ai jamais pris la peine de suivre les formations photo/vidéo dispensées par la FFESSM. Je suis donc un parfait novice dans l’utilisation de ce type d’outil ! Voici donc ce que j’ai pu en et l’usage que je fais des montages que je suis amené à réaliser.
Comment choisir et gréer correctement un octopus ?
Mon article sur la procédure à appliquer en cas de givrage de détendeur a amené quelques commentaires sur ce blog et sur Facebook (dans le groupe Plonger en France). Ceux-ci m’ont conduit à pousser ma réflexion, et donc à publier un billet concernant le choix et le gréement du détendeur secondaire…. Encore une fois, cet article n’a pas vocation à expliquer la façon définitive de le faire, mais plutôt à alimenter une réflexion et à aider les plongeurs loisir de tous niveaux qui souhaitent améliorer leur appréhension de la sécurité en plongée. Je n’évoquerai donc pas les techniques de gréement issues de la plongée Tek du type règles DIR (Doing It Right) promues par l’organisation Global Underwater Explorers (GUE) qui, pour intéressantes qu’elles soient, ne s’appliquent pas dans le cadre de la plongée loisir et ne sont pas mises en œuvre dans les formations FFESSM N1, N2, N3 ou Guide de Palanquée auxquelles j’ai pu contribuer ou que j’anime…
La bonne réaction face à un givrage de détendeur
Nombreux sont les plongeurs et plongeuses qui plongent en hiver et/ou en eau douce, et qui ont été confrontés à un givrage de détendeur. En effet, lorsque la température de l’eau baisse aux alentours de 10°C (voire moins), nos matériels sont soumis à rude épreuve et peuvent entrer en débit continu du fait du froid ambiant. L’objet de cet article est de donner des explications sur ce phénomène et de fournir des consignes pour réagir en toute sécurité à ce type d’événement. Je commencerai par décrire comment le mécanisme d’apparition du givrage, puis j’évoquerai quelques moyens de prévention simples et enfin je détaillerai la procédure que j’ai pu appliquer à chaque fois que j’ai été face à cette situation…
Comment bien choisir et utiliser un parachute de palier ?
Beaucoup de personnes parmi celles que je suis amené à former me posent un jour la question : « Qu’est ce que je dois prendre comme parachute de palier ? » Comme toujours, pour ce type de question, chaque moniteur aura sa propre réponse qui, grosso modo, ressemblera à « Celui que j’ai »… Pour ne pas tomber dans ce travers, je vais tenter d’apporter des éléments de choix objectifs pour éclaircir cet « épineux » problème.
Je vais volontairement évacuer la question du budget, car je considère que le choix d’un élément de sécurité tel que le parachute ne doit pas être guidé par une question d’argent, et j’ai trop souvent vu des préparants N2 acheter un parachute d’entrée de gamme qui ne dure que le temps de la formation… les soudures ne résistant pas au traitement de choc que le stagiaire leur font subir !